Faire la conversation : conseils issus de la psychologie

À quoi ressemble une psychothérapie réussie ? Un psychologue, avait observé des thérapeutes et des consultants dans leur travail pratique pendant des années. Psychothérapeute à succès, il a découvert par des enregistrements sonores, écoute attentivement au départ, ne donne presque pas de déclarations personnelles, résume entre ou à la fin de la conversation ce qu’il pense avoir compris de son client et fait preuve d’empathie tout le temps.

Pas de canapé, pas de conseils

Le thérapeute et le patient sont tous deux assis sur des chaises, généralement à une table dans le coin, de sorte que le contact visuel peut être activement établi si on le souhaite. Le thérapeute en dit beaucoup moins que le patient. Le thérapeute écoute surtout. Quand le thérapeute dit quelque chose, c’est généralement à propos de l’expérience émotionnelle du patient et de ses évaluations.

La psychothérapie conversationnelle

Il était important de ne pas guider la conversation d’où le terme de psychothérapie non directive. Le thérapeute ne donne pas de conseils, n’interprète pas, ne précise pas les sujets. Contrairement à la psychanalyse, qui interprète les conflits inconscients, et à la thérapie comportementale, qui vise à permettre de nouvelles expériences d’apprentissage, l’objectif de la psychothérapie conversationnelle est d’aider le patient à explorer sa propre expérience, à résoudre ses problèmes par lui-même et à développer ses propres solutions. Derrière cela, il y a la confiance dans un pouvoir inhérent à chaque personne pour initier des processus de changement constructifs. L’objectif de la psychothérapie conversationnelle est donc de créer les conditions qui libèrent ce pouvoir.

Le moi s’efforce d’obtenir une attention positive

Afin de comprendre la nature de la psychothérapie conversationnelle également appelée thérapie centrée sur le client ou sur la personne voici un bref aperçu de la théorie. Les troubles mentaux surviennent surtout lorsque certains sentiments ne sont pas ressentis et que certaines expériences, qui sont à leur tour liées à certains sentiments, ne sont pas faites ou ne sont pas complètement ou seulement déformées. La reconnaissance et l’appréciation, mais aussi l’admission de sentiments tels que la colère et la tristesse, sont importantes pour le développement d’une image positive de soi. Si ces sentiments ou la manifestation de ces sentiments sont punis et réprimés par les parents, cela favorise le développement d’une image négative de soi.

Le concept de soi est soumis à la conscience de soi

Le concept de soi d’une personne est soumis à un changement constant, en fonction de la conscience de soi. Pour la santé mentale d’une personne, le degré de congruence est important, c’est-à-dire la correspondance du concept de soi avec ses propres expériences et les expériences physiques et sensorielles associées. Si, par exemple, la mère ne supporte pas les crises de colère de son enfant, celui-ci ne pourra pas intégrer cette expérience émotionnelle dans son être plus tard. Plus tard, à l’âge adulte, il parlera au thérapeute de sa propre peur de la colère, car la colère équivaut alors à la colère du mal.

Qu’est-ce que la psychose ?

La psychose survient lorsqu’une expérience émotionnelle ne peut pas être intégrée par l’individu, mais ne peut pas non plus être combattue. Le concept de soi s’effondre alors. La personne gravement psychotique n’est alors plus elle-même, du moins aux yeux des étrangers, mais plutôt folle. Les thérapeutes essaient maintenant, dans le cadre d’une psychothérapie conversationnelle, de découvrir des ruptures, voilà les incongruités. Dans une atmosphère chaleureuse et empathique, les problèmes sont résolus. Aucune évaluation n’a lieu. Plus on est compréhensif et acceptant, plus on est capable d’intégrer positivement son côté agressif et destructeur dans la personnalité globale.

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