Comment l’obsession influence-t-elle sur la dépression et l’anxiété ?

Penser à une opportunité manquée, à une relation ratée ou à un échec au travail peut même être positif. Après tout, la réflexion et l’auto-évaluation vous permettent de découvrir où vous avez fait fausse route et comment vous pouvez créer différentes solutions afin de ne pas répéter le même échec à l’avenir. Cependant, comme toute chose dans la vie, l’excès et la fréquence de cette pensée peuvent générer des conséquences alarmantes, telles que l’anxiété, le syndrome de panique, la dépression et même l’alcoolisme. Vous vous êtes souvenu d’une pensée ou d’une autre qui vous a empêché de dormir et que vous pensez maintenant faire partie du groupe de personnes qui souffrent de la maladie, vous pouvez vous détendre. La médecine veille à ce qu’il soit normal, à un moment ou à un autre, de se sentir « obsédé » par une idée ou une pensée. La différence entre une saine réflexion sur un même sujet et une réflexion obsessionnelle est précisément le résultat final. Elle ne se manifeste pas par une réflexion obsessionnelle à répétition sur un problème pour lequel vous n’avez pas encore trouvé la meilleure solution. La pensée obsessionnelle, dans ce cas, se produit lorsque le problème en question est hors de votre contrôle ou ne peut être résolu, et que vous ne cessez pourtant pas d’y penser. Même lorsque la situation se normalise, il est courant de passer la semaine à s’inquiéter, à transpirer de froid et sans dormir à cause de ce petit dérapage dont personne (à part elle) ne se souvient plus.

Identifier une pensée obsessionnelle

Saviez-vous que certains indicateurs facilitent le diagnostic de la pensée compulsive ? Faire des blagues sur un événement passé, par exemple, montre que vous ruminez toujours la situation. La recherche de différentes manières créatives de discuter de ce que vous ne pouvez pas vous empêcher de penser, de vous moquer de ce qui s’est passé, de poser à d’autres personnes des questions rhétoriques afin de savoir si elles ont eu des pensées similaires, sont différentes manières de traiter une pensée obsessionnelle, notamment dans l’intention de soulager la tension, de partager votre « problème » avec l’autre et de ne pas rester coincé dans vos propres pensées.

Comment éviter la pensée obsessionnelle ?

Le grand problème de la pensée obsessionnelle est qu’elle offre rarement de nouvelles perspectives ou solutions pour faire face à la situation en question. Au lieu de cela, ils nous rendent otages de vos propres sentiments et pensées. Pourtant, si vous vous trouvez pris dans ce cercle vicieux, vous n’êtes pas condamné à le traverser pour toujours. Il existe plusieurs moyens de prévenir ou même de surmonter ce type de réflexion.
Premièrement, essayez de garder le cap et de vous concentrer sur l’ici et le maintenant. Cette habitude nous aide à garder l’esprit présent et à nous libérer des soucis répétitifs. Des exercices de yoga et une méditation régulière, pratiqués à la maison même, peuvent aider à améliorer cette capacité. Ensuite, analysez vos schémas de pensée. Sont-ils basés sur des faits réels ou s’agit-il de distorsions cognitives ? Vous ruminez sur quelque chose qui vous échappe ? Si c’est le cas, demandez-vous si cette pensée peut aider les autres ou si elle ne sert qu’à vous priver de sommeil. Enfin, essayez de prévoir votre anxiété. Accordez-vous quelques minutes pour vous inquiéter et réfléchir à ce qui vous tracasse tant. Quand le temps presse, il est temps de passer à autre chose.
Et n’oubliez pas, si vous pensez que ces pensées obsessionnelles affectent votre capacité à travailler ou à interagir socialement, qu’elles nuisent à votre qualité de vie ou même qu’elles provoquent des signes typiques de dépression, de stress, d’anxiété et de syndrome de panique, demandez l’aide d’un expert. Vous vous devez à vous-même et méritez d’être heureux sans culpabilité.

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